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Avant de se coucher le soir, il demanda à sa mère et son père de lui pardonner, les soucis qu’il leur occasionnait, et implora d’eux la bénédiction.
Bien avant l’aube dans l’obscurité il jeta un dernier regard sur sa famille et sortit du logis.
Le chien le suivit jusqu'à l’emplacement ou était caché le fusil, il le récupéra, l’accrocha à l’épaule et la cartouchière garnie à la ceinture, la bête se mit a lui sauter à la poitrine, de joie espérant une caresse, croyant partir à la chasse.
BEN M’HIRI le caressa alors qu’il lui léchait les mains, profitant de cet instant d’euphorie de l’animal il l’attacha solidement prés de sa niche, contourna le « GOURBI » et s’en alla vers son destin.
Pendant que les forces de l’ordre colonial, battaient tous les coins et les recoins à la recherche d’indices, les conduisant à la découverte des hors la loi, qui ont eu l’audace de s’accaparer des fusils à la barbe du gardiennage des locaux de la commune, lui, BEN M’HIRI après avoir mis en lieu sur son arme, dans la cité, continua avec assurance comme à son habitude sa déambulation au vu et su de tous, y compris les gendarmes,ce qui lui évita tout soupçon de leur part dans sa participation au vol des armes.
Cela ne l’empêcha pas de continuer la fréquentation, secrètement du confident avec lequel, il avait projeté l’assouvissement de sa vengeance.
C’est alors qu’une idée surgit dans leur esprit, organiser un guet-apens infaillible pour attirer les gendarmes et accomplir le châtiment que mérite l’assassin de son frère.
Le jour convenu, dans un bois pas loin du village, visible de Ténés ville, ou, depuis le début de la guerre, et surtout depuis le vol des armes, les forces de l’ordre étaient aux aguets de la caserne, surtout les indicateurs éparpillés dans la nature.
BEN M’HIRI avec son ami, après avoir bien repéré toutes les issues, allumèrent un feu étouffé qui vu de loin, ressemble à la fumée qui s’échappe de la « FRINA » feu de calcination du bois pour la fabrication du charbon (charbonnerie).
Les gendarmes avec l’armée étaient les seuls habilités à réprimer tout contrevenant, charbonnier, considéré hors la loi, avec l’utilisation des armes à feu en cas de besoin, les groupes auteurs de l’assassinat du frère de « BEN M’HIRI », après l’alerte se sont empressés vers le lieu repéré par les guetteurs, croyant avoir affaire aux charbonniers, malgré les précautions de sécurité, ils empruntèrent quand même l’itinéraire ou les attendait BEN M’HIRI , dés qu’ils arrivèrent à portée des tirs de fusil, BEN M’HIRI épaula et déchargea son arme sur le criminel, qui touché à la poitrine tomba de cheval à terre.
A partir de cet instant les autorités, sachant à qui ils avaient affaire, toutes les forces de sécurité furent mobilisées, avec la consigne, de poursuivre et prendre vivants les assaillants afin de découvrir selon eux, s’ils étaient en relation avec des supposés agents de l’étranger.
Ce fut peine perdue, malgré le réseau d’indicateurs mis à leur disposition, aucun indice positif n’est venu corroborer leur thèse.
Par contre, BEN M’HIRI, avec son compagnon, jouissant d’une aide totale de la part des habitants, soit par crainte de représailles, ou sympathisants en complète connaissances de cause, eurent le sentiment d’être dans le droit chemin, défendant une cause juste, et peut être, le mouvement allait faire tache d’huile et s’étendre à toute la région. Certains jeunes, proposèrent de se joindre à eux ils furent déconseillés pour le moment, par contre on fit appel à eux, en leur demandant de collecter des renseignements sur les mouvements des forces de l’ordre, certains ont été chargés de la fonction d’agents de liaison, en particulier le transport des vivres et les nouvelles, déposés à l’avance, jamais aux mêmes endroits. D’autres fois, cette mission était confiée aux marchands, dont l’itinéraire, pour se rendre aux souks correspondait aux endroits prévus, pour y déposer les paniers. Une de ces caches, se trouvait à « KAYCER » les gorges, prés de l’entrée du pont qui enjambe « OUED ALLALA », a la sortie du petit tunnel du chemin de fer, sur l’amas de rochers à gauche de la route et sur lequel végètent toujours, quelques arbres de lentisque et (ar Aar) tuya.
Les forces de l’ordre, n’étant arrivées à aucun indice leur facilitant la capture de BEN M’HIRI, ils passèrent de la phase passive, à la phase active, et commencèrent, comme toujours dans ces cas, la répression, les premières victimes furent parents de BEN M’HIRI, leur faisant subir un interrogatoire musclé ; et en opérant à la détention de son père à la caserne.
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