CONTRIBUTION DE Mr SEFTA Abdelkader
Tenes année 2007
(Vieux Tenes)
CONTRIBUTION DE Mr SEFTA Abdelkader
Tenes année 2007
(Vieux Tenes)
Avec l’aide de Deramchi
Zine El Abidine El Hadj Mustapha
pour la frappe et la mise en ligne du texte
Transmise de génération en génération, cette histoire ma été racontée par ma mère DERAMCHIA Arbia, épouse SEFTA Mérouane, décédée en Janvier 1964 et âgée alors de 84 ans.
Lors de la reconquête de l’Espagne, après une lutte de huit siècles contre les Musulmans, les Etats chrétiens unirent leurs forces et parvinrent à expulser les Arabes hors d’Espagne dans les années 1499 – 1500 après la chute du royaume de Grenade. A cette occasion un grand nombre de Musulmans s’étaient réfugiés en Afrique (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, et jusqu’en Egypte et le Moyen Orient).Parmi eux certains ont trouvé refuge au Vieux Tenes avec qui ils avaient au long de leur histoire espagnole établi des contacts fréquents et assidus.
FERDINAND, le roi chrétien d’Espagne, outré dans son amour propre de voir les Musulmans reprendre des forces et surtout la crainte d’une nouvelle invasion en Andalousie, iI fit appel à l’aide des états chrétiens de la péninsule ibérique et résolut de s’en prendre aux agresseurs en les poursuivant jusqu’aux ports qui leur servaient d’abris.
A cette époque, en Afrique du nord, les trois dynasties Arabes les Beni Merine, les Beni Ziane et les Beni Hafez voyaient simultanément décroître leur puissance devant les attaques des peuples chrétiens d’Europe d’une part, et d’autre part les dissensions intestines dans les familles de chacune de ces dynasties avaient contribué à précipiter leur ruine.
Cet état d’esprit chez les Musulmans donna de l’ardeur aux Espagnols qui immédiatement entreprirent l’occupation du port de Mers el kébir, port excellent que défendait une assez puissante artillerie (Août 1504) et malgré le traité de paix conclu entre l’Espagne et le Chérif d’Oran, l’Eglise vindicative, ouvrit ses coffres forts encourageant une nouvelle expédition contre la ville d’Oran ou la trahison d’un Juif leur livra la porte principale de la ville, ou les Espagnols s’emparaient d’Oran après un combat insignifiant. De là, la conquête, des villes et ports de la cote algérienne, se poursuivit par les Espagnols y compris Alger qui formait un état indépendant d’où partaient les corsaires algériens ravager les cotes d’Espagne et d’Italie.
Les habitants musulmans algériens et tunisiens demandèrent l’aide des Ottomans pour se défendre et se débarrasser de l’invasion espagnole qui commença à devenir dangereuse pour la survie de ces états.
Le Sultan SELIM 1er était à la tête d’un état très puissant qu’en plus de
Cet appel au secours des pays Musulmans du Maaghreb favorablement accueilli arrivait à un moment crucial pour l’Empire Ottoman qui cherchait déjà un point d’appui pour neutraliser, les états chrétiens du nord de
Immédiatement des émissaires furent transportés et débarquent tout le long des cotes tunisiennes et algériennes pour entrer en contact avec les habitants et transmettre aux forces ottomanes les renseignements sur les positions espagnoles.
Parmi ceux-ci précédant l’arrivée des armées turques de quelques années, vers le début du 16 ème siècle, SIDI EL HADJ MOSTEFA est arrivé au Vieux Tenes. En ce temps la ville était sous le règne du Sultan de la famille des Béni Ziane qui n’avait pu se maintenir au pouvoir qu’avec l’aide de l’armée espagnole dépêchée d’Oran contre les agressions des tribus arabes « MEHAL ».
Sidi El Hadj Mostéfa d’origine turque, homme de grande piété a été débarqué près du port du Vieux Tenes d’un navire vaisseau « Ch’kaf » du port à la ville distante d’environ trois kilomètres, ses effets sur les épaules, il pénétra par la porte du Nord « Bab el Bahr ».
Il fut conduit aux conseils par les hommes de garde ou il a été accueilli honorablement étant de religion musulmane. D’autre part son pays d’origine à cette période était en bons termes avec le Sultan Béni Ziane de Tlemcen, protecteur du Sultan du Vieux Tenes.
Les préposés de la garnison espagnole demeurés dans la vielle ville « Cartenna » ne formulèrent aucune objection à ce qu’il soit accueilli au Vieux Tenes.Une fois pris sous la protection des conseils du Sultan, on installa cet étranger dans une chambre indépendante accolée à une maison inhabitée.La chambre quoique meublée sommairement était propre et de bonne tenue réjouit l’étranger fatigué de son long voyage. Après la prière du Maghreb à la salle de Lalla Aziza en compagnie des habitants du quartier, il fut ramené dans sa chambre ou il trouva un repas consistant en son honneur.Après la prière d’El - ICha au même lieu de prière, il fut reconduit vers sa chambre.
Les hotes s’assurèrent qu’il ne manquait de rien et s’il désirait changer de local et occuper une des pièces de la maison attenante. Celui-ci poliment rejeta leur offre en les assurant être satisfait du lieu et demanda de l’eau pour les ablutions de la prière du matin et les prières à accomplir en supplément durant une partie de la nuit. On lui apporta de la literie et l’eau sauf que cette fois-ci on insista encore pour lui faire changer de chambre.