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HISTOIRE DES DERAMCHI (suite)
I Intrigué il demanda la raison de cette
insistance. Ceux-ci avouèrent que ce local était déconseillé aux amis, les
bienvenus et de foi musulmane,
originaires du pays du Khalifat qu’on considère comme un envoyé de
« l’Emir El Mou’minin ».
Ils l’informèrent que parfois des
intrus malveillants se présentaient dans la ville avec des arrières pensées
souvent avec l’intention de nuire à la sécurité du royaume, mais que la
bienséance obligeait de leur réserver un bon accueil.
Voyant qu’en fin de compte ils ne
pouvaient lui faire changer d’opinion, ils s’en allèrent en lui souhaitant la
protection divine et une bonne nuit.
Leur surprise fut à son comble
lorsqu’il n’ont rien découvert au « Seffah »
ils revinrent perplexes vers le local maléfique.
Allant de surprise en surprise, ils
trouvèrent la porte ouverte, les lieux nettoyés arrosés, de la chambre
s’échappait une odeur enivrante de café nouvellement préparé. Ils
s’approchèrent craintifs, en entrant dans la chambre s’attendant au pire alors
que Sidi El Hadj Mostéfa assis,
adossé au mur, portant au yeux une espèce de pince nez garni de verres, cela
leur rappela que cet instrument ressemblait à celui que portait le sultan lors
des « Khotbas » Prêches à la mosquée les vendredis et journées de
fêtes. Après avoir souhaité le bonjour à leur hôte en le félicitant d’avoir
réussi à maîtriser les créatures sinistres qui ternissaient l’honorabilité de
la ville, ils ne purent maîtriser leur curiosité et demandèrent par quel
miracle il a pu être servi de café frais dans le « Tebek » (plat en matière végétale) ou se trouvaient des
gâteaux dont ils n’avaient connaissance.
Sidi El Hadj Mostéfa leur rendit le salut et les invita à partager
sa collation matinale avec lui, ce qu’ils firent avec plaisir et, après avoir
goûté aux gâteaux, ils s’empressèrent poliment de demander l’éclaircissement du
mystère et surtout la recette de ces succulents gâteaux en semoule de blé dur
fourrés d’une farce de pâte d’amandes et trempés dans le miel.
Celui-ci leur apprit que ces gâteaux
sont couramment façonnés dans son pays et s’appelaient « Makrout » et sont servi pour accompagner soit du
café ou du thé.
Il apprit que ces gâteaux étaient
inconnus au Vieux Ténès à part les « Kàak
pincé » et les « R’ghaiffes ».introduits,
depuis fort longtemps par les marins musulmans andalous ou bien les spécialités
courantes de la région comme les « Béghrir,
M’Sémène et Meloui » avec lesquelles on confectionne du « R’fiss » et le « Couscous »
de plusieurs façons (voir les recettes en appendice) ainsi que les « M’bessèce ».
Ils passèrent ensemble toute la matinée
s’entretenant sur les sciences théologiques et surtout pour vérifier réellement
le niveau de ses connaissances afin d’éviter, les bévues dans lesquelles ils
tombèrent lors d’entretien de ce genre avec des charlatans auxquels ils s’étaient
fiés et qui s’avérèrent par la suite des ennemis de l’Islam, et dans ce cadre
là on raconte que l’on confia la conduite de la prière pendant un certain temps
à un juif.
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